Le 16 février 2006
*Tel que parut dans le journal Le Quotidien, édition du samedi 4 mars 2006.
*À paraître également dans le journal Le Citadin, édition du jeudi 9 mars 2006.
Vivre libre ou disparaître
Le graphique de la figure 1 représente le fonctionnement général
simplifié d'un état souverain. Il vous aidera à comprendre
rapidement les enjeux des négociations de l'approche commune et l'implication
des décisions qui vont en découler.
Je vous invite à vérifier la définition des termes suivants
à partir de votre Petit Larousse. Ces définitions sont la clé
de voûte essentielle à la compréhension du raisonnement.
![]() |
|
| Figure 1 | Figure 2 |
figures
Ces dessins représentent une marque de commerce déposée;
Leurs usages requièrent l'autorisation de l'auteur;
Conditions d'existence d'un peuple : (référez à la
figure 1)
Prenons une masse de personnes ayant des affinités de langue, de culture
et le désir de vivre ensemble sur un territoire dont elle est propriétaire
et représenté par la surface du grand cercle blanc, c'est le cas
du Québec.
Il surgira naturellement de ce groupe trois types d'élites représentées
par les trois points à l'intérieur du grand cercle blanc et décrit
comme suit:
Le référendum de 1995 :
Le Canada est signataire de la convention de l'ONU sur le droit des peuples
à disposer d'eux-mêmes.
Au référendum de 1995 le Canada a brisé toutes les règles
auxquelles il adhère à l'ONU.
Tous les liens et les ressources des élites fédérales ont
été mis au travail pour battre le référendum, sans
égard aux règles démocratiques préalablement établies.
Le Canada s'est comporté comme une force coloniale et il a fait
d'énormes pressions sur le vote des citoyens. Les documents à l'appuie des malversations fédérales d'Option
Canada requièrent un réveil massif de tous les Québécois maintenant.
La stratégie fédérale de l'après référendum
:
Vous et moi allons être docilement dépouillés!
Il suffit de lire les extraits suivants de l'approche commune pour le constater:
"...Le Québec acceptera, de plus, de renoncer aux droits
de la Couronne sur ces terres ou, au besoin, de transférer ces droits
aux Innus..." voir article 1.1 Innu Assi.
"...Le traité sera permanent et ne pourra être dénoncé
ni modifié unilatéralement par l'une ou l'autre des parties..."
voir article 5.3 Modifications.
Le Canada fera du Québec la seule province canadienne différente
des autres. Il prive sa majorité de
7 millions d'habitants de la liberté de gestion et du contrôle
de ses territoires.
Le Canada retire aux québécois le droit d'être un peuple.
Par ce traité, le Canada s'autorisera à utiliser son armé
contre nous pour défendre le territoire (canadien), pour modifier
nos droits de coupe forestière, pour empêcher la construction
de nouveaux barrages, pour contrôler le secteur minier, etc.
Des milliers d'emplois sont en jeu et les Québécois sont tenus
dans l'ignorance de l'implication de ce qui se trame en leur nom.
Nous perdons notre pouvoir de gestion du pétrole de demain, L'EAU.
Sans territoire, on l'a vu, la communauté culturelle continue d'exister
mais la notion de peuple disparaît. Le Canada n'aura plus qu'à
prendre des stratégies à long terme pour forcer l'assimilation
des élites et de la société québécoise elle-même.
M. Charest est fédéraliste et il connaît très bien
les conséquences de ce traité. Il collabore déjà
à son application, par exemple :
Les dessous de l'approche commune!
Le Canada a convaincu la plupart des médias à taire le plus possible
les commentaires négatifs sur ces négociations sous prétexte
qu'on ne négocie pas sur la place publique; comme s'il s'agissait d'un
simple problème de négociations syndicales! C'est une négation
complète de l'existence et des droits de la majorité québécoise
à l'autodétermination.
Si une autre province avait décidé de se séparer! Le Canada
aurait-il agit de la même façon? La réponse est non! Terre-Neuve
a menacé de le faire pour le pétrole l'an passé et le Canada
a cédé.
Dans quelques années la Colombie-Britannique sera plus Asiatique que
Canadienne et s'en ira de son côté et l'Alberta fera de même
alors que nos descendants vivront un genre d'apartheid. Quel message envoyons-nous
à nos enfants? Quel sens doit-on donner au mot Démocratie
après un tel coup d'état?
M. Raymond Hudon, professeur de science politique à l'Université
Laval, déclarait dans une reprise à la télé le 9
février dernier : ''Quand la politique échoue, on va à
la guerre''. Ça me semble cru mais je crois qu'il a raison!
Comme Québécois, j'ai l'impression d'être un Kurde chez
Saddam Hussem.
Je suis d'accord avec M. Claude Béland, président du MDCQ, au
sujet de la démocratie :
la réaction des élites
est une chose - mais celle des citoyens et citoyennes est encore plus importante
et plus efficace. Les élites - et particulièrement les élites
gouvernementales - réagissent uniquement lorsque la pression citoyenne
est forte. Merci à M. Béland pour son autorisation de publier..
Conclusion :
Les négociations de l'approche commune se font dans l'illégalité
de la loi sur les référendums du Québec.
Les Québécois doivent indiquer clairement à M. Charest
qu'il n'est pas autorisé à les dépouiller et qu'un référendum
est requis pour toute transaction territoriale.
L'approche commune sous sa forme actuelle n'est pas une simple négociation
administrative mais bien la suite de la conquête.
Le Québec sera dépouillé de la gestion de ses actifs et les Québécois redeviendront
des porteurs d'eau. Le développement des régions, la qualité de vie et vos emploies
seront affectés. Le taux de chômage, de suicide et la déprime dépendent de notre
conscience ou de notre indifférence. Il est inutile de réclamer la nationalisation
de ci ou de ça sans la propriété des territoires. La mèche d'un baril de poudre
est allumée et il faut s'unir et l'éteindre maintenant!
Je félicite MM. Normand Lester et Robin Philpot, deux anglophones d'origine, pour la leçon de liberté et respect de soi qu'ils nous donnent. Il faut se réveiller que diable et les appuyer. Que nous faut-il de plus pour constater qu'ils ont raison?
L'ONU a été créée pour favoriser l'harmonie entre
les peuples par la démocratie.
Plusieurs pays sont prêts à nous appuyer à condition de
s'émanciper. Il faut dénoncer les malversations fédérales
et réclamer l'assistance de l'ONU pour rétablir la démocratie
québécoise par l'organisation immédiate d'un nouveau référendum
sous surveillance internationale. Accepteriez vous de vivre sous la botte d'un
voisin? Pourquoi accepter comme peuple une situation qu'on refuserait comme
citoyen?
Vous avez ma version de l'histoire, nous devons choisir entre être
un peuple libre ou disparaître!
Jean-Pierre Plourde, Bsa, DGE
Références :