11 janvier 2006

*Ce texte a été publié (avec modifications, voir Contrôle de l'information) dans le journal le Réveil, édition du 15 janvier 2006.

La mort de la francophonie

 

Beaucoup de Québécois croient encore en la construction d'un Canada bilingue et multiculturel alors que le reste du Canada croit à un pays essentiellement anglophone accueillant plusieurs cultures indifférenciées.
Les négociations du Québec avec la fédération ont toujours été négatives et souvent empreintes de mépris envers les négociateurs québécois, qu'on pense à René Lévesque et Bourassa qui se sont fait vertement rabrouer.
Ne voyant plus d'issus, le Québec a organisé un référendum en 1995 devant entraîner la souveraineté du Québec. Par ce procédé, le Québec retirait à la fédération le droit d'intervenir sur son territoire sans son consentement.
Réalisant la probabilité d'un oui gagnant, le fédéral a utilisé tous les moyens à sa disposition y compris la fraude pour contrer le droit à la liberté des Québécois. Voici quelques fraudes notoires :

  1. Des sociétés de l'état fédéral et privées ont été mises à contribution à nos frais pour transporter des milliers de gens afin d'acheter des votes par intimidation.
  2. Des centaines de fonctionnaires fédéraux ont travaillé pour naturaliser un très grand nombres d'immigrants afin d'acheter des votes négatifs.
  3. La récente déclaration télévisée de M. Martin disant haut et fort que (Jamais le Québec ne se séparera) démontre clairement son approbation, si ce n'est sa participation directe à ces fraudes.
  4. Le fait que M. Martin ait réduit le mandat de la commission Gomery à quelques fraudes impliquant des francophones seulement constitue pour moi un aveux et un exercice de camouflage.

Ayant réussi à contrer le référendum, le Canada pousse l'audace à vouloir exproprier les Québécois des territoires qu'ils occupent en détournant à son profit les négociations avec les autochtones initiés par le Québec. C'est l'équivalent de la déportation des Acadiens (7 millions de québécois) sans les bateaux.

Voici deux extraits du traité de l'approche commune impliquant l'État Canadien :

..Le Québec acceptera, de plus, de renoncer aux droits de la Couronne sur ces terres ou, au besoin, de transférer ces droits aux Innus..." voir Texte intégral du Traité d'Approche Commune article 1.1 Innu Assi
"...Le traité sera permanent et ne pourra être dénoncé ni modifié unilatéralement par l'une ou l'autre des parties..." voir Texte intégral du Traité d'Approche Commune article 5.3 Modifications .

On assistera ici à la mise en tutelle des 7 millions de Québécois, fédéralistes et immigrants compris, et le dépouillement de leurs acquis. C'est la déportation des francophones d'Amérique, env. 38% de la population canadienne, bateaux en moins.
L'entente de gestion administrative des réserves initiée par Bernard Landry devient le transfert de la propriété de centaines de milliers de Km2 de rivières, de lacs et de territoires québécois sans consultation référendaire de la majorité.

Le Canada refuse les règles de la démocratie et considère ses partenaires québécois comme des ennemis ¨On était en guerre¨ Charles Guité, commission Gomery, doit se lire au présent. Ceci implique qu'il y a contrôle de l'information et que les avis et lettres d'opinions négatives à l'approche commune sont comptés et filtrés. Les Québécois sont tenus à l'écart des décisions qui les concernent et en voici la preuve;

Le 23 décembre 2005, j'ai débloqué un budget important pour faire publier le texte (La démagogie Canadienne, 1/3 à ½ page) dans le Journal de Québec et le journal de Montréal. Le Journal de Québec a charcuté des paragraphes entiers du texte comme condition à sa publication. De plus, la partie restante du texte à été précédée d'un très gros titre pro-Canadien pour diminuer sa visibilité, (Voir le Journal de Québec du vendredi 23 décembre 2005). Le Journal de Montréal pour sa part a refusé de me vendre l'espace demandée. Aucune offre ne leur était acceptable. Comme contrôle de l'information, c'est dur à battre.

Il faut rétablir la démocratie.
Toute entente territoriale signée dans l'Approche Commune sans un appel au peuple le sera dans l'illégalité de la loi sur les référendums du Québec. Les signatures apposées sur cette entente ne pourront pas être reconnues par la société québécoise sans consultation de la population majoritaire. Il faut agir sans attendre, peu importe l'allégeance politique, tous les Québécois doivent établir un front commun et imposer au gouvernement Charest la rédaction d'une loi dite : Loi sur la démocratie et l'intégrité territoriale ou l'équivalent. Cette loi interdirait toute transaction ou modification des statuts des territoires québécois sans un appel au peuple par référendum. Si les négociations de l'Approche Commune sont bonnes pour nous, qu'on nous les propose ouvertement dans le cadre d'une consultation populaire. Exigeons le vote!
Une situation apparentée à l'APARTHEID et au GÉNOCIDE CULTUREL est en devenir. Aucune autre province canadienne n'accepterait un tel traitement.


Les avantages de la souveraineté :


Le dernier référendum gagné par le Québec aurait donné la reconnaissance internationale de la nation québécoise à l'intérieur des territoires du Québec au moment de la victoire, soit du nord de la Baie James à la frontière Américaine.
L'Approche Commune demeurerait comme prévue une entente administrative entre les Québécois et les autochtones sans transfert de propriété territoriale et en l'absence de fonctionnaires fédéraux.
Le Québec serait aujourd'hui un pays représenté à l'ONU. Le Québec aurait la pleine jouissance de tous ses impôts et profiterait des bras de leviers générés par ses investissements. Par exemple, selon une étude récente publiée dans le journal Les Affaires, le revenu général de l'ensemble des Québécois est supérieur de 40% à ce qu'il serait sans la présence de l'Hydro-Québec. L'Hydro est un puissant bras de levier économique!

Dans un Québec souverain :

  1. Nos agriculteurs ne seraient plus concernés par les conséquences d'une vache folle en Colombie-Britannique;
  2. Nos athlètes ne seraient plus influencés par le retrait de la fédération des disciplines olympiques dont les équipes sont composées de francophones seulement.
  3. Les querelles de drapeaux seraient choses du passé, etc.

Ce qui suit, n'est pas de la science fiction :

Un Québec souverain pourra choisir la devise américaine ou encore l'Euro, la future monnaie forte. Un partenariat avec la Communauté Économique Européenne et la création d'un genre de pont avec l'Aléna (Canada, USA et Mexique) sont à prévoir.
Le Québec imposera la fabrication sur son territoire d'un nombre d'automobiles proportionnel à sa consommation, beaucoup de pays développés ont une politique en ce sens.
La mondialisation des marchés est acceptable lorsque les besoins primaires de la nation sont rencontrés, ainsi, il protégera ses agriculteurs et territoires agricoles. En cas de problèmes mondiaux majeurs, les pays qui ne l'auront pas fait seront les derniers nourris.
De nouveaux marchés et partenariats sont assurés, le bois d'œuvre par exemple pourrait trouver de nouveaux marchés.
Le Québec deviendra un joueur majeur dans l'économie mondiale de l'eau potable.
Il corrigera les fraudes du passé en plaçant un nouvel aéroport international là ou il aurait toujours du être, Drummondville, les trains et autoroutes sont là! Imaginez ce que serait le Québec aujourd'hui si Trudeau avait respecté les vœux unanimes des québécois de l'époque.
Le Québec participera librement au rayonnement de la francophonie internationale.
Un Québec souverain aura besoin d'un minimum de militaires à son service et assurera une nouvelle vie à la base de Bagotville avec ou sans partenariat.
Le Québec est un pays maritime, beaucoup de projets dans ce domaine sont à prévoir.
L'Hydro-Québec pourra reprendre ses grands projets sans crainte de se voir exproprié.
La liste des activités est très longue et la prospérité du Québec est assurée si ses citoyens osent se prendre en main.

Le Québec actuel dépense des millions en études de tous genres qui ne conduisent nulle part. Après le déluge de 1996, une étude concluait qu'il fallait un barrage dans le parc pour contrôler l'apport des eaux de pluie, dix ans plus tard, rien n'est fait. Il en va de même avec la construction du super hôpital de Montréal alors que chez les anglophones la construction est avancée et payée à même nos taxes. Un Québec souverain aura les moyens de réaliser les résultats de ses études.
Un pourcentage élevé de Québécois de souche ont des gènes autochtones. Reconnaître les métis serait pour le Canada l'équivalent de renoncer à son approche commune trafiquée.

Il ne faut pas craindre la période d'ajustement qui va suivre, elle sera de courte durée et n'affectera pas les paiements à nos assistés sociaux et à nos retraités. La souveraineté est avant tout, une question de liberté et de respect de soi.

Comment le Canada peut-il croire qu'il pourra exproprier des millions de ses habitants et faire d'eux les parents pauvres de la fédération sans conséquences majeures sur son avenir ?


C'est vous le lecteur de ces lignes qui possédez la réponse!

 

Références :
Le livre noir du Canada Anglais par Normand Lester;
http://saglacweb.com


Pour vos commentaires: saglac@gmail.com

Jean-Pierre Plourde, Bsa, DGE

Ce texte est financé par des intérêts privés, non subventionné et indépendant de tout parti politique. Il représente l'opinion du signataire qui n'a pu se faire publier autrement.