Le 22 décembre 2004.

Lettre Jean Charest


M. Jean Charest,
Premier ministre du Québec,


Monsieur:

Le 14 décembre je vous ai écrit afin de vous inviter à renoncer à l'Approche Commune.

Je vous demandais de mettre en perspective les évènements du Lac Meech, de la Nuit des Long Couteaux, du scandale des Commandites et de l'Approche Commune.

Vous avez travaillé sur la scène fédérale. Vous savez très bien que le Canada possède deux réseaux politiques.
a. Le premier réseau est dit "démocratique". Il passe par le vote des citoyens et contribue à répandre l'image d'un pays respectueux de ses citoyens.
La direction de ce réseau (les Chrétien, Martin et autres), joue un double jeux. On y dénonce les malversions, on faint l'ignorance, on ferme les yeux et on accepte les conséquences des abus générés par l'autre.
b. Le second réseau est constitué de la machine gouvernementale en place (fonctionnaires et militaires). Cette machine est puissante, pro anglo-saxonne, permanente et non élue. elle à une grande influence, elle est appuyée par des réseaux privés et publiques d'informations. La haine et le racisme est encouragé (Ron Cherry, un raciste notoire, est reconnu comme un grand Canadien). Les moyens de l'État sans souvent détournés.

Les trois tomes du (Livre Noir du Canada Anglais) de Normand Lester sont pleins d'exemples révélateurs et documentés sur le fonctionnement de l'état canadien ;

En fait, le Canada est une dictature déguisée en démocratie.

Le Canada a investi 300 millions pour inciter les Québécois à se dire non (contre le 30 millions des québécois pour le oui). Il a délibérément privé de 1/3 de ses citoyens de la liberté.
Il est donc très ironique de constater que le Canada participera à organiser des élections (démocratiques) en Ukraine.

Il faut mettre en perspective les déclarations du scandale des commandites en regard de l'acceptation par le Québec du résultat du référendum.

Aucun pays démocratique qui se respecte n'accepterait un tel trafic de votes et de faussetés. Entreprendre des négociations sur "l'approche commune" en impliquant le fédéral devient suicidaire. La statégie Canadienne est à l'inverse de celle ailleurs au pays. Elle est évidente et consiste à partitionner le territoire québécois en fonction des etchnies qui lui sont favorables sans égard à la majorité qui l'a développé et qui l'habite.
Un prochain référendum gagnant après la signature de l'approche commune incitera le Canada à imposer militairement au Québec la reconnaissance de la main mise des minorités autochtones sur les territoires définies par l'approche commune. C'est particulièrement évident au Saguenay (Base de Bagotville oblige) ou 98% de la population devra accepter de vivre en territoire indien, une condition d'apartheit dangereuse et souvent dénoncée dans le passé par ce même Canada.

Le territoire du Québec souverain sera sans doute limité à une partie de la vallée du St-Laurent.

Dans les journaux, il n'y a pas de véritable débats, les commentaires défavorables aux négociations sur l'approche sont rares. Des directives afin de limiter les commantaires contre l'approche commune dans les journaux québécois ont certainement été mises en place. Les écrits défavorables, même dans la rubrique (opinion du lecteur) sont systématiquement écartés, (j'en ai écrit plusieurs qui n'ont jamais été publiées).

La question n'est plus de se dire fédéraliste, indépendantiste, péquiste ou autres. Il s'agit
de la survie ou de la disparition d'un peuple fondateur de l'Amérique.

Tous ces évènements démontrent clairement que le Canada anglais rejette jusqu'à l'idée même qu'on existe.

L'Approche Commune est un scénario suicide qui va entraîné le génocide de la francophonie en Amérique (diviser pour régner).

Le Canada interprète l'Approche Commune comme une cession des droits des francophones à la propriété du territoire québécois et le transfert de ces droits vers quelques groupes autochtones minoritaires. La montée du racisme et de la violence sera alors inévitable. Je suis persuadé que vous en êtes aussi conscient que les maires de plusieurs villes en région.

On veut nous faire avaler quatre à cinq "LABRADOR" dans la même bouchée.

L'économie des grands centres sera très affectée par la situation. Il y aura plus de pertes d'emplois, une hausse plus rapide des tarifs d'énergie, l'émergence d'importants troubles sociaux (considérez mes propos comme étant conservateur), etc.

Le Canada devra utiliser la force pour maintenir une paie précaire et faire respecter cette entente sans égard aux conséquences pour la majorité francophone pour laquelle il n'a aucune sympathie (voir le traitement des francophones hors Québec).

M. Charest le passé est garant de l'avenir. il vous faut mettre le point sur la table et vous sortir de ce guépier. Il faut informer la population des conséquences et planifier une consultation électorale ou référendaire à court terme. Vous ne pouvez pas signer l'Approche Commune sans impliquer la population qui en portera les conséquences à long terme.

Pour obtenir un apperçu de l'avenir de l'approche commune, rendez-vous sur internet, cliquez sur "approche commune" (les guillements sont importants pour limiter la recherche), vous y lirez l'opinion de maires du Québec, d'historiens et d'une foule d'organisations et de citoyens conscients des conséquences de cette décision.

Ne vous contentez pas d'un rôle passif, le fait que les négociations de l'approche commune originent d'un gouvernement précédent vous autorise à remettre en cause cette approche. Jean Chrétien l'a déjà fait avec les hélicoptères.

Si vous choisissez le référendum, vous n'aurez plus à vous préoccuper du camp du non, le fédéral par ses commandites s'en occupe très bien. Vous ne manquerez pas d'éléments convaincants. Votre honnêteté sera reconnue et vous serez certainement réélu sur plusieurs mandats.

Notes:
1. Le départ de M. Tellier de chez Bombardier est pour moi significative...


Ce texte est financé par des intérêts privés;

Jean-Pierre Plourde, Citoyen qui appelle le débat…
email. saglac@gmail.com;